Editorial

Après de longues tergiversations, pas complètement terminées à ce jour, nous connaissons à peu près ce qui attend les épargnants en matière de fiscalité pour les années à venir. Les plus-values réalisées dans le secteur productif, celui des actions, seront fortement fiscalisées. Les entrepreneurs, ceux qui créent des emplois ou lancent des idées, ne doivent pas pouvoir s’enrichir, la France n’a pas besoin de « riches ». Il est politiquement correct de s’enrichir au LOTO, au PMU, au foot, au cinéma, en cumulant les mandats électoraux, mais pas en créant des emplois ! Comme pendant la révolution française, dont on  a l’impression que nos politiques actuels ont conservé la mentalité, « la république n’a pas besoin de savants » ! Et pourtant, sur 450 programmes de formation à la création d’entreprise recensés par l’Agence pour la Création d’ Entreprise (APCE), 400 n’existaient pas il y a 10 ans. La France a su motiver les étudiants pour créer de la richesse, que va-t-on en faire ? Que vont-ils faire ? La création d’entreprise était au plus haut en 2011, la création de postes dans la fonction publique sera au plus haut en 2013. Notre avenir économique se transportera en Europe, la France pourra être fière de contribuer au développement de cette grande construction dans laquelle elle comptera de moins en moins alors qu’elle possède le vivier le plus important de gestionnaires et de scientifiques.

Mais ne désespérons pas, le pouvoir politique actuel a bien compris qu’il fallait préserver une partie de l’épargne, celle qui finance ses déficits et que l’on trouve dans la masse de la collecte des contrats d’assurance vie. Pour cela, la fiscalité de ce secteur n’a pas (trop) évolué et tous les conseillers vous encouragent, à juste titre, à utiliser ce support pour gérer votre épargne et placer votre argent. Ce qui est regrettable, c’est que cette épargne est utilisée majoritairement pour financer les états, les grandes entreprises, le secteur obligataire et peu le secteur des fonds propres des moyennes entreprises industrielles. C’est pourquoi, il est très important que vous regardiez nos recommandations sur l’assurance-vie, il faut prendre des contrats sans droits d’entrée, offrant la souplesse de choisir les supports d’investissement que vous sélectionnerez et non des « unités de compte » dont on ne sait pas toujours ce qu’elles recouvrent. A défaut, vous deviendrez les rentiers d’une économie vieillissante, qui captera progressivement le peu de rentabilité que vous espériez.

Il existe des fonds qui progressent dans une bourse qui continue ses oscillations, sans tendance puisque rien n’est stabilisé. Nous n’attendons pas grand-chose de la France, mais d’autres pays dans le monde poursuivent leur développement et certains gérants réussissent à bien s’y positionner. Voyez notre sélection. Si ces produits ne sont pas disponibles en support de votre assurance-vie, cherchez les comparables car le style de gestion d’un OPCVM se retrouve chez d’autres fonds qui investissent sur le même secteur et qui évolueront dans le même sens…

Placer Mon Argent,